Où ?

L’idée bien entendu n’est pas de couper un arbre existant pour le remplacer par un fruitier, mais bien de faire à partir de l’existant. Une vigne peut être plantée au pied d’un marronnier déjà grand, il lui servira à grimper. L’important est que les arbres soient visibles et accessibles, de façon à ce que les fruits soient cueillis par les habitants.

Chaque commune est différente et proposera divers modèles qui en inspireront d’autres. Ce fut le cas en 1980 où la directrice de l’école maternelle de la commune d’Eymet s’était proposée de planter dans la cour de l’école, alors que le maire de Lachelle avait planté, le long de la route qui conduit à l’entrée du village, un arbre fruitier pour chaque enfant du village. Quant à Argilly, commune forestière de Côte d’Or, elle a récemment planté des fruitiers sauvages au sein même de la forêt, et Lanvallay en Bretagne a préféré une cour d’école parsemée de framboisiers, groseilliers et kiwis plutôt que bétonnée : qui se formalisera alors si on oublie le goûter ?

FORME

Haie : Lorsque l’espace manque, on peut choisir de densifier, les nouveaux fruitiers viennent alors compléter la trame bocagère d’une haie. On peut ajouter à une haie autrefois non comestible quelques arbustes à baies qui apporteront couleur et saveur.

Bosquet : Un bosquet d’arbres crée un sentiment de respiration, et donne envie de s’y arrêter. Il joue également le rôle de niche écologique.

Verger conservatoire : Un verger peut-être constitué qui assurera la survie des variétés locales tout en offrant aux habitants un espace de promenade. Selon l’UNEP, la forme d’un parc est déterminante : « En longueur il sera considéré comme un simple lieu de passage et donc moins fréquenté ; au contraire s’il forme un cercle, il donnera l’illusion d’une véritable « chambre végétale » et verra sa cote monter ».

Forêt : La commune de Motreff en Bretagne a récemment planté des poiriers, mais pas seulement. Ils ont été plantés parmi une trentaine d’espèces locales pour constituer une mini-forêt de 300 m2 selon la méthode du botaniste japonais Akira Miyawaki, qui consiste a créer des forêts primaires en un temps record. Les associations Boomforest et Mini Big Forest s’en sont fait une spécialité !

DISTANCES DE PLANTATIONS À RESPECTER

Limite de terrain : une distance minimale de 0.50 m de la limite séparatrice pour les arbustes et de 2 m pour les arbres destinés à dépasser 2 m de hauteur. La distance se mesure à partir du milieu du tronc de l’arbre.

Route nationale ou départementale : 6 m pour les arbres et 2 m pour les haies.

Fils électriques : respecter une certaine distance et ne pas planter sous les fils.

Réseaux souterrains : pour des arbres de première grandeur, ne pas planter à moins de 5 m des réseaux.